KaVOVIKOTnTa

Collée au siège. Apesanteur. Se sentir con là dedans. Seule. Et le hublot qui rend les choses autrement compréhensibles. Flux de transports, de routes, de gens, de migrations incessantes.

Plus on avance et plus je me perds. J’ai pris une grosse cuite la veille et j’accuse mon heure de sommeil. Sur le côté droit, un pied en l’air, puis sur le côté, un genou contre le dossier, je déplace ma carcasse de manière à ce qu’elle ne s’engourdisse pas. Etat latent dénué d’excitation, je me sens sale. Je suis un zombie dans les files d’attente, extasiée par le fait de pouvoir attendre aussi longtemps debout sans faire un geste. Je jette par deux fois ma bouteille d’eau potentiellement terroriste et en rachète une toute petite à 3 balles.

Je pense à la vie, aux gens, à mes amants. Pas trop. C’est vacances. Les signes deviennent inconnus, j’entreprends de les mémoriser. Si c’est mal indiqué, alors je pige rien et demande ma route.

Décollage, atterrissage, attente, déchiffrage, décollage, atterrissage. Je suis enfin dans mon hôtel, un trop petit lit pourri où je me sens trop énorme, trop grande, pas encore tout à fait à ma place.

 

 

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