Fuck off

A peine visible dans l’épais brouillard de purée
Fumée entrecoupée de paysages mouillés
Je nage dans les flots de mon cœur submergé
par un sentiment fraîchement constitué.

Partir, sans savoir, sortir, dans le noir. Partir
Sortir, sur les restes d’un cauchemar, s’y engloutir
Vomir l’instant T, calmer le tendre départ
Partir, sans savoir, sans promesse, au revoir.

Je sens : le vide, la peine, le sexe, l’attachement.
Je comble, remplis d’images : mes boyaux, mon cerveau.
Je comble, je vis, je rage et j’établis des plans.
Pour jouir de nouveau, sans lui, sans ça, à blanc.

Compter sur mes doigts les secondes scotchées au mur.
Dans cette pièce où tout à coup je ne suis plus très sûre
Lui, là près de moi, le changer en souvenir
Ou sa présence s’évapore sous mon corps brûlant.

Disparition. Lit glacial. Vide insupportable.
Les yeux ouverts dans le noir, je trace des contours.
Des formes bizarres que j’analyse tour à tour.
Abrutie de ma solitude au petit jour.

J’écoute l’évolution de mes doutes, mes détours.

Exif_JPEG_420

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :