Les gens de mer

Les gens de mer qui vivent de la mer, ce rêve au fond d'eux.
Le bateau est le gardien, le protecteur, l'enceinte.
La mer c'est l'illimité.
L'illimité comme l'au delà, comme l'ailleurs,
comme la mort.
Le navire, artifice contre la mort.
... navire, nombril du monde.
Le nombril d'un monde dangereux.
Le navire est l'antidote à la mer.

Penser à la mort,
ou ne pas y penser assez.
Jouer avec la mort.

Le marin pêcheur est obligé d'affronter la mort.
Que ce soit partir trois jours ou trois mois,
il peut disparaître.
Dans le cas des plaisanciers, c'est plus mystérieux
est-ce de l'inconscience?

...ou une profonde conscience au contraire.
Profonde conscience de la mort.
Car la mort nous manque peut être?
L'aventure est un flirt avec la mort.
Pas un besoin de mort mais,
passer éternellement aux limites de la mort pour l'éprouver.
Ce n'est pas de l'inconscience mais de la fascination.

... mer mor   t
"et quand j'écris la mer il faut lire la vie
et quand j'écris la vie il faut lire la mort
et quand j'écris la mer, il faut lire la mort."
pour vivre de manière intense il faut que la mort soit présente
comme un personnage auprès de nous et non comme un étranger.

Avant les outils technologiques, se confier à la mer c'était se confier à l'imprévisible.
Maintenant encore c'est périlleux.

Naviguer comme une fuite
ou comme s'extraire d'une temporalité.
S'extraire du temps artificiel de notre société,
retrouver un temps naturel, un temps qui n'est pas mesuré par les horloges.
Un temps accompagné par les mouvements du cosmos, et les mouvements de la mer.

La mer est tout.
On n'est rien sans la mer.
La vie vient de la mer.
À l'origine nous sommes des poissons,
- tout ça est très occulté dans nos mémoires collectives -
les richesses sont dans la mer,
et l'on découvre toutes ces pierres...
La mer c'est notre trésor.

La mer est une poésie...
...les mots des marins...
"les 40e rugissants", expression d'une beauté...
les mots de la mer. les mots des marins.

Baudelaire n'aime pas la mer mais il en parle beaucoup.
Ça l'angoisse.
car
la mer c'est l'ailleurs absolu.
Au fond nous ne pouvons presque pas la percevoir, la comprendre.
Nous ne vivons pas dedans.
C'est un milieu étranger.
Une métaphore pour aller plus loin.

- (re)transcription des voix de
Nadine Lefébure - Avec Gilles Lapouge, Victor Tonnerre et Raymond Martin
et un texte de Audiberty.

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